En ce moment, mon couple c'est plutôt :

La rentrée : coup dur pour les enfants ou les parents ?

I.R.A.
rentrée

Début septembre sonne la rentrée des classes. À la fois, un mélange de joie et d’angoisse semble se faire sentir dans les cœurs des petits comme des plus grands. Et vous voilà d’un coup confronté à cette réalité : mon bébé grandit ! Qu’il rentre en maternelle, collège, lycée voire qu’il quitte la maison pour ses études supérieures, il reste votre petit, mais pas si petit que ça ! Tout dépend comment vous vivez ces étapes et comment vous l’accompagnez à vivre les siennes. Voici alors quelques points pour vous aiguiller.

Voir et accepter que son enfant grandisse :

Ce n’est pas une nouveauté : plus les enfants sont petits, plus ils dépendent de leurs parents. Plus ils grandissent, plus ils leurs échappent ! Et si vous avez du mal à voir votre enfant grandir, alors posez-vous la question : « Est-ce que je l’aime pour lui ? Ou bien pour moi en fin de compte… » Car refuser de voir son enfant grandir est souvent signe d’un amour possessif, jusqu’à l’empêcher de prendre son envol. À l’inverse, avec votre confiance, il peut vivre ces nouvelles étapes de la vie de manière plus sereine. Et vous vous réjouissez de le voir devenir peu à peu lui-même !  

Il est certain que ces périodes de changements sont des étapes qui peuvent angoisser, fragiliser, inquiéter les enfants. Voir « son petit » être mal ou avoir mal nous affecte, si bien que la tendance sera à la surprotection. Mais est-ce vraiment lui rendre service ou plutôt une façon de vous rassurer ? Dans le second cas, cela implique d’accepter ce détachement par un accompagnement en douceur et en sécurité. C’est de cela dont a besoin votre enfant, et à tout âge !

Accepter à son tour de mûrir !

Voir son enfant grandir et prendre son envol vous remet face à votre propre vie. « Je vais enfin pouvoir penser à moi, prendre du temps pour moi ! »

Il est nécessaire d’anticiper ce moment venu pour ne pas tomber des nues. Prendre régulièrement du temps pour soi, pour se détendre, prendre soin de soi… Sinon la chute peut être très dure lorsque, le petit envolé, on se retrouve brutalement face à soi-même : « Qui suis-je après ces années ? Que suis-je devenu(e) ? »

Ces étapes d’envols à répétition où l’on voit son enfant grandir renvoient directement à une dimension temporelle et à vos propres étapes. Une fois de plus, tout dépend si vous avez tendance à voir le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein ! Kev Adams disait très justement dans un de ses premiers one man shows :

« Curieusement la crise d’ado arrive au moment de la crise de la quarantaine des parents ! »

Il est vrai qu’on peut se demander qui de l’adolescent ou du parent fait sa crise.

Alors on peut voir d’un mauvais œil arriver ces « âges ronds » comme des coups durs, mais pour beaucoup ces étapes de la vie sont une route vers l’âge mûr et la sagesse. Avoir 30, 40 ou 50 ans peut aussi s’entendre comme avoir 20 ans avec 10, 20 ou 30 années d’expérience !

Accompagner son enfant : visser ou laisser faire ?

Ces périodes de rentrées sont aussi parfois des moments d’affolement, où la nouveauté angoisse les enfants et qui impose de prendre un nouveau rythme avec de nouvelles habitudes. Ce sont autant de changements qui peuvent venir bousculer l’équilibre familial et aussi conjugal. Alors, comment accompagner au mieux son enfant quand le couple parental est en désaccord ?

« Mon conjoint me reproche d’être trop sur le dos de nos enfants, et moi je lui reproche de trop laisser faire. » S’il suffisait de visser les enfants ou au contraire de les laisser tout faire pour avoir un résultat certain, alors ça se saurait ! Ce qui compte dans un couple, c’est de s’accepter avec ses différences.

Et concrètement ?

Trouver un compromis : faire un effort pour prendre en compte la position de l’autre, tout en exprimant son besoin personnel. Ce qui permettra à chacun de nuancer son propre point de vue et de l’enrichir !

« Tu voudrais que j’arrête de crier sur les enfants pour qu’ils se mettent au travail. Or j’ai besoin qu’ils se couchent tôt, donc qu’ils terminent ce qu’ils ont à faire. Est-ce que tu serais d’accord pour m’aider ? »

Dans cet exemple, a pu être exprimé le besoin des deux conjoints, avec une demande bien concrète de compromis. L’un et l’autre ont pu ainsi se sentir entendus, et une issue est possible.

Alors, la complémentarité dans votre relation favorise un climat de confiance qui aidera votre enfant à bien démarrer cette nouvelle étape de sa vie.

Donc, pour bien démarrer la rentrée : faite confiance en votre enfant, renforcer votre confiance en votre couple et appuyez-vous sur la force de votre couple. C’est ainsi que vous pourrez trouver votre équilibre à trois et plus. 😉

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