En ce moment, mon couple c'est plutôt :

L’interview de Nathalie Loevenbrück sur la crise comme opportunité dans le couple

Nathalie Loevenbrück est l’une des conseillères conjugales du cabinet Mots croisés. Elle nous a accueillis pour nous parler de la crise, une situation que tout couple est amené à connaître un jour ou l’autre. Alors qu’on aurait tendance à voir là le signe qu’il est temps de mettre fin à notre relation, Nathalie Loevenbrück porte sur celle-ci un regard apaisant et bienveillant.

Si le mot « crise » peut faire peur, Nathalie Loevenbrück montre qu’il ne s’agit que d’une étape à passer. Pour cela, elle s’appuie sur les différentes crises qu’on peut traverser indépendamment du couple, parmi les plus fréquentes « la crise d’adolescence » ou « la crise de la quarantaine ». Elles sont toujours provoquées par une recherche de soi, d’où ce sentiment de parfois ne plus reconnaître l’autre. Si elles peuvent conduire à des dérapages, elles permettent aussi d’advenir vers ce que nous sommes. Il faut donc les voir comme une opportunité, une possibilité de grandir et de faire grandir l’amour.

« Chaque crise est une potentielle (re)naissance. »

Nathalie Loevenbrück distingue deux types de crises : les crises de feu, qui sont caractérisées par les conflits et l’intensité des sentiments, et les crises de glace, qui représentent davantage la grisaille de l’ennui. Elles sont provoquées par une accumulation et appellent le couple au changement.

« Ce n’est pas parce que l’amour est plongé dans la nuit qu’il n’existe pas. Il y a toujours quelque chose à  découvrir. »

Pour parvenir à dépasser une crise, notre conseillère conjugale précise que cela demande une forme d’humilité, car il faut dans un premier temps pouvoir reconnaître que nous sommes en crise, que nous sommes plus fragiles, l’un comme l’autre. Il est facile de tout remettre sur son conjoint, penser qu’il est forcément responsable de la situation actuelle, alors qu’il faudrait pouvoir dire : « ce n’est pas toi, ce n’est pas moi, c’est nous ».

Il sera donc nécessaire de travailler non pas sur l’un ou l’autre, mais sur le couple comme s’il s’agissait d’une troisième entité. Cela suppose qu’on accepte son conjoint avec ses limites, qu’on le reconnaisse avec ses différences, mais aussi dans ses forces.

Nathalie Loevenbrück voit dans la crise, un excellent moyen de réaffirmer son amour, car en se pardonnant et en acceptant de poursuivre l’aventure, on choisit de nouveau l’autre. Elle a d’ailleurs cette phrase très belle et juste :

« Le chemin n’est jamais terminé, car on n’a jamais fini de se connaître et de connaître l’autre. »

Vous retrouverez dans le podcast, l’intégralité de l’entretien de Nathalie Loevenbrück avec Anne-Sixtine Pérardel. 20 minutes qui reboostent le moral et nous permettent de voir cette phase d’un œil nouveau et positif. Nous n’avons plus aucune crainte à avoir dès l’instant où nous apprenons que la crise a une raison d’être.