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Les phases d’une femme en amour selon Florence Foresti

Déborah Galopin

Florence Foresti, on l’aime bien ! Humoriste, elle accorde une place centrale à la femme dans ses spectacles. Elle n’y va parfois pas de main morte, mais nous fait immanquablement rire grâce à ses personnages aux traits exagérés dans lesquels on se reconnaît.

Suite à son rôle dans le film « De plus belle » sorti au début de cette année dans lequel elle incarne Lucie qui réapprend à vivre, à aimer, mais surtout à s’accepter après un cancer, on a décidé d’aller fouiller dans les vieux dossiers de l’humoriste. C’est sur le spectacle « Mother Fucker » que nous sommes tombées, celui dans lequel elle raconte sa maternité et en particulier sur le sketch « les phases d’une femme en amour ».

Florence Foresti dénombre trois phases : le craquage, le soulage et l’ennui.

Elle commence par la phase du craquage, celle où on tombe amoureuse. Vous vous souvenez ? Ce moment où vous aviez l’impression d’avoir de nouveau quinze ans et que votre homme était grand fort, viril, artiste, sportif… LE truc qui vous avait fait craquer est ensuite devenu LE truc qui vous énerve, six mois plus tard.

Si cette situation peut prêter à sourire, c’est un fait bien réel. Cela s’explique par le paradoxe de l’amour. Ah l’amour et ses incroyables complexités aussi magnifiques qu’agaçantes… Mais tentons de comprendre. Bien souvent, on cherche en l’autre ce qui nous manque, une personne capable de nous compléter. Si nous sommes d’un naturel timide, nous éprouverons davantage d’attirance envers une personne plus exubérante et à l’aise en société. Si on a été habituée aux hommes machos, on va se sentir flattée que l’un d’eux prenne soudain soin de nous et se montre attentif. Lorsque nous sommes sous les feux de la passion, nous ne voyons bien souvent que les qualités de l’autre. Sauf qu’entre-temps, celui que nous avons choisi ne change pas, mais notre regard lui, si. C’est lié à l’admiration que nous lui vouons. Lors de la passion, celle-ci grandit et puis redescend. C’est souvent le risque du coup de foudre ou de la passion, car nous sommes dans un tel état d’idéalisation que la chute peut se révéler brutale.

Une fois ce besoin comblé et la passion assouvie, ce que vous perceviez alors comme une qualité, vous allez le voir davantage comme un défaut. Ce trait de personnalité complémentaire aux vôtres vous donne soudain l’impression de s’opposer à vous plutôt que de vous soutenir. Vous pouvez vous sentir rabaissée, brimée dans la réalisation de vos propres désirs et par rapport à qui vous êtes. C’est comme si vous passiez du manque à l’overdose.

Si cela vous arrive, plutôt que de vous concentrer sur le négatif, rappelez-vous pourquoi il vous a séduit, pourquoi cela vous plaisait avant et essayez de comprendre pourquoi cela ne vous plait plus aujourd’hui. Rappelez-vous que ce n’est pas lui qui a changé, mais votre regard. Redorez un peu votre façon de percevoir votre conjoint et tout se passera bien !

Les deux autres phases de la femme amoureuse que décrit Florence Foresti sont la phase de saoulage et la phase de l’ennui (magnifique hein ? Comme si la première phase ne suffisait pas…). Florence Foresti décrit la femme comme insupportable, chiante, toujours sur le dos de son mari durant sa phase de saoulage. En fait, une fois le temps de la séduction passé, il s’agit de la période où un rapport de force s’installe entre les deux conjoints.

Carl Gustav Jung Jung, médecin psychiatre disait : « Là où règne l’amour, point de volonté de pouvoir ; là où prédomine le pouvoir, l’amour n’a pas sa place. L’un à l’autre porte ombrage »

C’est comme si la relation passait soudainement de l’amour à la haine et c’est bien à ce moment-là où il va falloir devenir prudent. Pour qu’une relation dure, il est important de trouver un équilibre. Pour cela, il faut que chacun des deux conjoints puisse trouver sa place au sein du couple, mais aussi au sein de la famille et puisse continuer à prendre du temps et de l’espace pour soi, pour éviter d’arriver en phase 3 qui est celle de l’ennui. Elle peut être perçue comme celle de la résignation et mène généralement tout droit à la séparation du couple ou au divorce. On s’ennuie, on n’a plus rien à se dire, le rapport de force dans lequel nous sommes tombés ne nous mène nulle part, on ne s’aime plus….

Florence Foresti pointe du doigt la réalité de nombreux couples avec humour, une bonne façon de dédramatiser les choses et surtout de pouvoir peut-être désamorcer une bombe. Si vous vous rendez compte que vous êtes dans un de ces trois cas, riez un bon coup devant ce one woman show et gonflés de cette bonne humeur, entamez la phase anti-craquage, anti-soulage, anti-ennui ! Il faut savoir qu’amour et pouvoir sont toujours liés, mais plutôt que d’entrer en guerre l’un contre l’autre, investissez votre énergie à consolider votre couple.

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