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Le poids des mots peut peser lourd dans votre couple

Déborah Galopin
poids des mots

Comme pour l’art de la guerre, il y a des manières de régler ses conflits au sein de son couple : des acceptables et d’autres néfastes. On ne peut pas vraiment dire qu’il y ait de bonnes façons de se disputer : si on le pouvait, on s’en passerait, mais un conflit révèle beaucoup de choses sur votre vie à deux. Il agit comme une jauge pour connaître la santé de votre couple

John Gottman a identifié quatre interactions négatives qu’il nomme les quatre cavaliers de l’apocalypse. Un nom effrayant, mais qui ne l’est pas sans raison. Si vous reconnaissez plusieurs d’entre eux au sein de vos conversations, c’est qu’il est temps de vous alarmer ! Nous espérons que nos articles sur le conflit pourront vous sortir de cette mauvaise passe, car chez Reussirlamour nous avons à coeur de croire que rien n’est perdu.

On a tendance à croire que plus on s’engueule fort, plus l’indice santé du couple est bas. Faux ! Certains couples hurlent et pourtant s’entendent très bien et d’autres ne lèvent pas le ton, mais la violence des mots qu’ils emploient serait capable de faire couler un navire ! C’est parce qu’ils ont fait appel aux quatre cavaliers : la critique, le mépris, l’attitude défensive et la dérobade.

La critique :

Généralement, la critique est le premier cavalier à s’inviter lors d’un conflit. C’est quand vous dites « De toute façon, tu ne comprends jamais rien » ou « À chaque fois que je te demande de passer l’aspirateur, ce n’est jamais fait. C’est pas possible, tu as un vrai poil dans la main ! »

La critique est un reproche par rapport à la personne et/ou sa personnalité ce qui peut être vécu comme une attaque. Si on transposait cette attitude à un enfant, ce serait comme lui dire qu’il est nul alors qu’il a juste raté un devoir en math. C’est le meilleur moyen pour le dévaloriser et le démotiver pour la suite. Votre partenaire ressent exactement la même chose : il perd confiance en lui et en son couple.

Ce sont souvent les phrases à base de « tout », « rien », « toujours » ou de « jamais ». Tous les petits mots de généralisation et d’exagération sont déjà un bon indicateur pour savoir si vous êtes dans la critique. De même que la fameuse phrase : « c’est quoi ton problème ? ».

Le mépris :

Si la critique n’est pas (trop) dangereuse pour le couple, le mépris l’est. Il traduit un manque de considération envers son partenaire. Il amène à dénigrer son conjoint à travers de petites phrases ainsi que la gestuelle.

Voici quelques signes du mépris : lever les yeux au ciel, ricaner, la moquerie, la raillerie, provoquer ou défier l’autre ou carrément avoir recours aux insultes.

Quand on utilise le mépris, on cherche à rabaisser l’autre voire à l’humilier. Il est néfaste, car il exprime le dégoût, c’est l’expression de tous les sentiments négatifs qu’on a ruminés. Il conduit à l’aggravation d’un conflit, plutôt qu’à son amélioration.

L’attitude défensive :

Quand on se sent attaqué par son partenaire, on aura tendance à vouloir se défendre et à expliquer par exemple pourquoi on a oublié de passer l’aspirateur. On pense que cela aura pour effet d’apaiser les tensions : PAS DU TOUT ! C’est l’effet inverse qui se produit, créant une dégringolade dans le conflit. Votre conjoint prend cela comme un reproche. C’est comme si vous le disiez « le problème ce n’est pas moi, c’est toi ». Résultat : il continuera sur sa lancée (critique et mépris).

La dérobade :

La dérobade correspond au moment où l’un des deux conjoints décroche et décide de se retirer du conflit, en ne réagissant plus – vous vous retrouvez donc à parler face à un mur – ou en quittant la pièce.

Le pire serait de se replier vers cette solution pour éviter les conflits, coupant toute possibilité de dialogue.

Comment repousser les quatre cavaliers ?

En sachant qu’un cavalier en appel un autre, le plus efficace serait donc d’éviter les deux premiers et de pratiquer les démarrages en douceur.

John Gottman fait la différence entre le grief et la critique. Le grief est un reproche fait par rapport à une action en particulier et non par rapport à la personne, ce qui est bien différent. Quand vous aurez envie de dire à votre moitié « t’es vraiment bête », soulevé l’action que vous lui reprochez et la solution que vous proposez.

La prochaine fois que vous serez en colère contre votre conjoint et que vous aurez envie de lui faire un reproche, respirez calmement et utilisez cette technique :

Exposez la situation, votre ressenti par rapport à celle-ci puis formulez une requête claire.

Vous obtiendrez des résultats plus probants grâce à cette phrase : « Je n’ai pas envie de cuisiner ce soir. Et si on sortait dîner ? » que grâce à celle-ci « C’est toujours moi qui cuisine et tu ne m’emmènes jamais au restaurant ! »

Sous prétexte que nous connaissons l’autre nous avons tendance à moins contrôler nos sautes d’humeur, comme s’il était légitime que nous les déchargions sur notre partenaire. Or, chaque fois que vous le faites vous lui manquez de respect, en le rendant responsable de vos propres émotions. John Gottman a cette remarque très pertinente : Il propose de « traiter l’autre avec le même respect que l’on traiterait un invité. »

En changeant la formulation de vos phrases, vous pouvez changer votre relation.

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