En ce moment, mon couple c'est plutôt :

Je veux un enfant, mais pas lui !

I.R.A.
je veux un enfant

Que faire quand deux personnes s’aiment, mais que l’une veut des enfants et l’autre pas ?

C’est la question qu’une de nos lectrices nous a posé. Le désaccord d’un couple au sujet de l’accueil d’un enfant peut se révéler être une grande souffrance pour les deux partenaires. Non seulement à cause de l’opposition avec son bien-aimé(e), mais aussi car cela vient atteindre chacun des conjoints au plus profond de lui sur la question essentielle qu’est l’accueil de la vie. Car désirer ou non un enfant est inhérent à chaque relation conjugale, dès lors que la sexualité s’exprime !

Cette question du refus et ses raisons méritent un éclairage ; mais encore une fois, la singularité de chaque relation conjugale complexifiée par les histoires de chacun des conjoints, requiert un non-jugement et une prudence dans d’éventuelles conclusions trop rapides.

« Pourquoi mon conjoint ne veut-il pas d’enfant ? » (je mets à part les personnes étant déjà parents lors d’une précédente union, et qui ne souhaiteraient plus d’enfant.) Ces raisons sont essentiellement liées à une peur, qu’elle soit consciente ou inconsciente :

Peur de perdre sa liberté et que la routine s’installe, où tout tourne autour du bébé : fini les sorties, les fêtes, faire ce qu’on veut quand on en a envie, etc. 

Peur du monde actuel : Ne pas souhaiter faire grandir un enfant dans ce monde (pollution, terrorisme, argent, maladies, etc…). « Ce sera ma faute s’il lui arrive quelque chose, j’en serais responsable ». La stabilité professionnelle est aussi un point important pour les hommes notamment.

Peur de la responsabilité : La peur de devenir père ou mère renvoie à son propre schéma parental et comment il est vécu. Peur de ne pas savoir faire « comme » ou autrement. Tout dépend comment chacun se situe par rapport à sa propre représentation du père ou de la mère.

Peur de voir l’autre se transformer en père ou en mère : C’est d’ailleurs plus souvent dans ce sens-là : en général, une femme porte en elle un désir très fort d’être mère, puisque c’est elle qui a par nature le moyen de porter un enfant. Et la fameuse « horloge biologique » vient lui mettre une pression, mêlée à une contraception et une sexualité qui pourraient par conséquent être mal vécues. L’homme quant à lui peut avoir la crainte de voir sa femme se transformer en mère : la peur d’être remplacé, partagé : « elle m’aimera moins ».

L’essentiel de ces raisons tournent autour de la question de la confiance en soi. Alors que faire quand cela devient problématique et vient remettre en question la relation ?

Déjà, il est primordial d’en parler ensemble et de ne pas chercher à éviter le sujet qui fait mal. Il reviendra toujours à un moment ou un autre. Donc autant le traiter. 

Prendre le temps d’en parler : se choisir un moment à deux, où chacun aura pris le temps d’y réfléchir auparavant. Il est important de ne pas chercher à amener l’autre à changer d’avis, autrement, il pourra le prendre comme un moyen de manipulation. Rassurer son conjoint qu’il pourra parler librement. Le but de ce partage étant de prendre le temps de s’exprimer, calmement, clairement, et dans la bienveillance. Et surtout : écouter l’autre, en cherchant à comprendre ses freins, et ce qui est important pour lui.

Il est important de montrer sa confiance à son conjoint. Que s’il a été choisi, c’est qu’il a des qualités et des capacités. Qu’il croit en lui, et qu’il le sent être à la hauteur. Un enfant s’éduque à deux, il ne sera pas tout seul pour l’élever. Bref, le rassurer et lui donner confiance. Attention, la femme doit avant tout rassurer son conjoint qu’elle ne le fera jamais derrière son dos, prétextant un loupé de contraception par exemple. Ceci risque de lui être un jour reproché. Pourquoi ne pas envisager ensemble de laisser faire la nature ?
Ce qu’il faut retenir 

La décision se prend à deux. Et si l’un « se force » pour l’autre (avoir un enfant ou pas), le reproche ressortira un jour. Un enfant se veut à deux. Peut alors se poser alors la question : « si je n’en veux pas, peut-être est-ce parce que je ne suis pas complètement sûr de l’autre ? » (Si tant est qu’on puisse l’être complètement …)

Respecter le rythme de chacun et se respecter dans son propre rythme. Travailler sur ses freins et ses peurs, accepter de se remettre en question.

Voici pourquoi je préconise d’en parler tôt, dès que la relation conjugale devient sérieuse, et surtout d’en parler avant de s’engager dans une union plus officielle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *